Ne vous arrêtez pas au récit des gens.

23-03-2016

Hier a été un jour sombre pour notre vie collective en Belgique. Des milliers de personnes ont été directement ou indirectement témoins de faits très marquants, très choquants qui vont sans doute laisser des traces dures et durables. La Fédération Belge des Psychologues énumère quelques points importants qui peuvent aider à cicatriser tant que faire se peut ces douleurs. Le plus important est de ne pas vous arrêter pas au récit des gens.

Hier nous avons tous été témoins d’évènement prenants. Leur impact a été manifeste lors des différents témoignages recueillis. Bien des gens étaient désarçonnés, sous le choc, et racontaient combien ils se sentaient impuissants et incapables de faire face aux événements.

« Il y a ici un risque de traumatisme important pour certaines personnes », dit Johan Parisse, président de la Fédération Belge des Psychologues. «  Nous savons suite à des recherches en psychologie que le seul fait de « debriefer » après des événements de cette nature peut dans certains cas mener à des situations de stress post traumatique plus grandes. Quand on laisse parler les personnes, elles disent combien cela était terrible et combien elles se sentaient impuissantes. Ceci mène à des souvenirs traumatisants. »

En fait, il s’agit d’une interprétation subjective du vécu, d’une interprétation car si on analyse objectivement ce qui s’est passé, les personnes n’étaient pas si impuissantes. « Des personnes présentes ont également posé des actes qui leur ont sauvé la vie. Elles ont par exemple cherché refuge derrière des protections, suivi les consignes des responsables de la sécurité, évité les endroits dangereux etc… Il est fondamental de leur rappeler cela lorsqu’elles évoquent les événements et cela permet d’éviter, dans la plupart des cas, des traumatismes ultérieurs » dit Parisse.

Les psychologues attirent l’attention sur ce point de celles et ceux qui entrent en contact direct avec les personnes concernées. « Les professionnels savent cela depuis longtemps mais beaucoup de personnes seront prises en charge par des proches, des amis, du personnel communal ou d’autres qui n’ont peut-être pas de formation sur cette question. Veillons à ce que les cicatrices puissent se refermer et non s’agrandir » conclut Parisse.

 

La Fédération a repris sur son site un ensemble de références pertinentes pour aider les personnes à faire face à ces difficultés.

 

Pour plus d’informations concernant ce communiqué de presse : Johan Parisse GSM: 0471/345731 ou via johan.parisse@bfp-fbp.be

 
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