La FBP suit de près la recherche du KCE au sujet du remboursement des interventions de psychologie clinique

29-03-2015

L'étude du KCE concernant les modèles d'organisation et de remboursement des interventions psychologiques cliniques est en cours. Des réunions d’intervenants ont lieu actuellement afin d’apporter de nouvelles contributions à l'étude. La FBP suit ces réunions de près pour faire entendre la voix du psychologue lui-même.

L'un des principaux objectifs de la loi du 04/04/2014 était d’assurer à la population un accès meilleur et plus rapide à l’aide psychologique. L’appel au remboursement du psychologue s’est élevé avec la reconnaissance, notamment du côté des patients.

La FBP a décidé de prendre les choses en mains et a soumis un projet de recherche au KCE destiné à étudier les différents modèles existants à l'étranger et à formuler des recommandations pour la situation belge. La proposition a été acceptée et le KCE a terminé la première étude de la littérature de la situation européenne. Actuellement, plusieurs propositions issues de l’examen de la littérature ont été soumises aux partenaires concernés, comme les organisations professionnelles, les organismes assureurs, les associations de patients, etc.

La FBP prend un rôle actif à ces réunions, plaide pour une santé mentale « stepped care » et met l'accent sur la position des psychologues cliniciens en première ligne. Il est indispensable de mettre les collègues en relation avec les autres acteurs sur le terrain, comme le médecin traitant. Ce dernier joue un rôle important, mais il ne peut pas être question d’accès au psychologue clinicien sur prescription médicale. À une époque où la recherche montre que le Belge attend 10 ans en moyenne avant de demander de l'aide, il faut éliminer le plus d'obstacles possible et cela paraît irresponsable d'envoyer les gens d'abord chez le médecin.

Il faut évidemment réfléchir à comment et quand orienter les gens vers des traitements spécialisés comme la psychothérapie, le traitement pharmacologique prolongé ou la prise en charge résidentielle. Il est préférable de laisser cette évaluation aux professionnels concernés (le psychologue clinicien inclus) et au patient/client ; pas, comme aux Pays-Bas, sur la base d’un diagnostic-DSM.

Pour ce qui est du financement, la FBP comprend qu'une grande réflexion sur le (re-) financement de notre santé est l’oeuvre. Elle est prête à participer à cet exercice, mais il est clair que lorsque nous parlons du financement des psychologues, il faut tenir compte des aspects suivants :

  • Les psychologues fournissent des prestations (intellectuelles) comme les autres prestataires de soins de santé.
  • Un financement doit encourager la discussion et le partage des données.
  • Il n’existe pas de cadre unique dans lequel le psychologue peut fonctionner pour atteindre l’ensemble de la population : il faut donc s’assurer que l’offre soit suffisamment diversifiée (indépendants, centres de santé mentale, cabinets de médecins généralistes, CPAS, équipes mobiles ...).
 
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