La FBP demande aux psychologues de soutenir la Commission.

06-02-2017

Depuis quelques semaines, la Commission des Psychologues subit des attaques. Différentes actions telles que pétitions et mailings en chaîne ont été menées sur base d’informations erronées et des collaborateurs de la Commission ont été attaqués personnellement. La FBP condamne ces actions avec force et lance un appel pour soutenir la Commission et ses collaborateurs.

Des actions dommageables

Ces dernières semaines, quelques organisations ont lancé certaines actions à l’encontre de la Commission des Psychologues. Certes, nous reconnaissons à chaque psychologue le droit de s’exprimer et que certaines de ces actions étaient réellement constructives. Par contre, d’autres actions furent carrément néfastes, dommageables et tout simplement grossières à l’égard de collègues de la Commission des Psychologues qui s’engagent depuis des années et de manière désintéressée auprès des psychologues et surtout de leurs clients. De telles actions qui assaillent des membres de la Commission de mailings à la chaîne ou encore mènent des actions publiques à l’encontre d’une association professionnelle qui porte des responsabilités au quotidien au sein de la Commission des Psychologues et qui s’attaquent ouvertement au personnel sont incongrues et de l’ordre du jamais vu. La FBP considère que tout ceci est indigne de notre discipline ; une discipline où les psychologues doivent traiter les problèmes à fond. La FBP s’indigne surtout des informations mensongères diffusées par certains acteurs en vue de semer la crainte au sein de la communauté des psychologues et créer ainsi la division.

Information mensongère

Le secret professionnel est et doit rester d'ordre publique

Un des fers de lance de la critique est le soi-disant refus de la Commission des Psychologues d’adapter l’art. 12 sur le secret professionnel. On invoque le fait que cette formulation serait ‘illégale’. Déjà en 2015, la FBP informait ses membres sur la formulation malheureuse de l’art. 12. Cette formulation n’était pas la formulation souhaitée par les membres de la Commission des Psychologues ni par les experts en déontologie de la FBP. C’est le cabinet de l’époque qui traduisit la formulation finale en texte de loi. La Commission des Psychologues publia pratiquement instantanément une clarification sur son site qui permet à chaque psychologue d’appliquer sereinement et de manière responsable et absolue le secret professionnel. Cette clarification a été examinée et vérifiée par différents experts et juristes. 

Vu que l’adaptation du code de déontologie provoque une modification de la loi, cela n’est pas si simple. Un nouveau groupe de travail a alors été créé afin de clarifier encore plus le code ; mais entre-temps, le champ de la psychologie a profondément changé. Le psychologue clinicien est devenu une profession en soins de santé. La Commission des Psychologues doit évoluer vers un ordre et il est possible que cela demande la révision éventuelle de tout le cadre législatif.  En outre la réunion plénière comporte de nouveaux membres ce qui a amené la modification du groupe de travail chargé de réécrire le code. Rien de plus normal alors que les nombreuses initiatives législatives soient coordonnées par les différents cabinets. Cela n’a donc déjà rien à voir avec une quelconque réticence des collaborateurs de la Commission des Psychologues.  Dès lors, il est incompréhensible que des associations qui sont représentées au sein du bureau de la Commission des Psychologues et qui sont également responsables de la gestion quotidienne, proclament des choses différentes. C’est pour le moins incorrect. 

 

Le dossier électronique des patients et le partage digitalisé des dossiers

Une autre critique selon laquelle la Commission des Psychologues forcerait les psychologues à partager l’information à propos d’un patient nous a laissé sans voix. Dans la foulée, la critique s’exprime à l’égard du ministre de la santé qui à son tour forcerait les psychologues à travailler avec des dossiers électroniques accessibles à tous les soignants et aux patients. S’agit-il de propager consciemment de la désinformation ou s’agit-il d’ignorance ? Le fait est que notre code prévoit depuis belle lurette le ‘partage du secret professionnel’ comme c’est le cas pour les autres soignants. Cela nous offre la possibilité de partager des données sur un client/patient avec d’autres mais sous certaines conditions :

  • uniquement si il en va de l’intérêt du patient/client
  • uniquement avec son accord explicite 

Nous avons sincèrement été étonnés lorsque nous avons appris la chose. En effet, le secret professionnel partagé n’est pas nouveau qu’il soit ou non électronique.

 

La représentativité de la Commission des Psychologues

Une dernière critique à laquelle nous voulons volontiers répondre est l’étroite relation entre la FBP (association professionnelle) et la Commission des Psychologues (organe public). La Commission des Psychologues a été créée en 1993 à l‘initiative de la FBP afin de protéger le titre. En 2015, la Commission devenait un organe de contrôle de sorte que la FBP n’avait plus à jouer ce rôle et que le code de déontologie puisse s’appliquer à tous les psychologues et pas seulement aux membres de la fédération. Le cadre législatif de la Commission des Psychologues (datant de 1993) fait que les associations professionnelles désignent des mandataires lors de la réunion plénière. Il se fait que la FBP est de loin la plus grande association professionnelle avec ses 3.300 membres.

Cependant, le reproche selon lequel la Commission des Psychologues n’est pas représentative est particulièrement étrange. Le reproche selon lequel la Commission des Psychologues devrait représenter tous les psychologues est encore plus étrange. Elle n’est pas une association professionnelle, elle ne se doit pas de représenter les psychologues, elle doit les soutenir en matière de déontologie, protéger leur titre et veiller au comportement déontologique de sorte à ce que cela profite à la respectabilité de la profession. 

C’est précisément le rôle des associations professionnelles de représenter les psychologues et là-dessus nous sommes d’accord avec les critiques. 8.000 des 12.000 psychologues n’adhèrent pas à une association professionnelle. Bien que la FBP ait fortement évolué (doublement des membres en quelques années), il est absolument nécessaire que nous agissions tous dans le même sens afin de mieux peser sur la politique et de s’occuper des intérêts de la psychologie au sens large et diversifié du terme. Ce n’est pas le rôle de notre organe disciplinaire ; il ne faut pas abuser de la Commission des Psychologues parce que l’on n’a pas assez d’impact politique en tant qu’association professionnelle ou parce que les messages ne convainquent pas suffisamment de psychologues.

 

La Commission des Psychologues et ses collaborateurs méritent votre soutien

Savez-vous que la Commission des Psychologues est responsable du comportement déontologique de plus de 12.000 psychologues? Elle le fait avec une équipe d’à peine 6 équivalents temps plein. Pour la majorité, des psychologues comme vous et moi qui veulent s’investir dans leurs collègues et leurs clients. La Commission des Psychologues manque cruellement de personnel et doit rapidement se développer, voire quasiment doubler si elle veut effectuer son travail correctement. De là une cotisation qui a été augmentée jusqu’à 65 Euro. Les magistrats, avocats qui remplissent la fonction de président et de vice-président le font quasi gratuitement. Ils méritent le respect et notre soutien. La FBP appelle ses membres à ne pas soutenir de telles actions ou pétitions.

 
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